L’octroi de crédit aux entreprises a augmenté en 2013

20 Mars 2014

Le redressement conjoncturel inaugure un dernier trimestre fort


Le crédit aux entreprises n’a jamais été aussi bon marché

Courant 2013, le volume des crédits aux entreprises a augmenté de 1,5 milliard EUR. Derrière ce chiffre du Baromètre des crédits aux entreprises[1] se cache toutefois une évolution volatile. 2013 a démarré en force avec un encours de crédits aux entreprises atteignant un pic jusqu’à 129,4 milliards EUR[2] au cours du premier trimestre, et après un creux durant l’été, l’année s’est achevée en beauté sur un dernier trimestre fort.

Le redressement conjoncturel au cours du deuxième semestre de 2013 et le nombre de refus de crédit le plus faible depuis 5 ans ont donc apparemment abouti à une reprise du marché des crédits aux entreprises au cours du dernier trimestre de 2013.

A cela s’ajoute le fait que le coût des crédits aux entreprises est redescendu jusqu’à en moyenne 2,97% en 2013, soit l’un des plus faibles taux d’intérêt d’Europe. L’argent n’avait jamais été aussi bon marché pour les entreprises.

Les demandes de crédit augmentent pour la première fois en plus de deux ans

Le quatrième trimestre 2013 se caractérise par une hausse du nombre des demandes de crédit par rapport au même trimestre de 2012. Cela faisait plus de deux ans qu’une telle évolution positive n’avait plus été enregistrée.

Le montant des crédits demandés a pour la première fois augmenté depuis le printemps 2012. Nous constatons aussi cette tendance au niveau du montant des crédits octroyés, qui progresse pour la première fois en deux ans.

“Durant la deuxième moitié de 2013, l’économie belge a connu une accélération et nous constatons que celle-ci se poursuit au niveau du marché des crédits aux entreprises au cours du dernier trimestre de 2013. L’octroi de crédit et la confiance dans l’économie fonctionnent en effet comme des vases communicants. Pour la première fois depuis deux ans, nous constatons dès lors une croissance de la demande des crédits aux entreprises. Nous espérons que cette tendance pourra se poursuivre début 2014”, déclare Michel Vermaerke, Administrateur délégué de Febelfin.

La croissance concernant le montant de crédits octroyés se traduit dans l‘évolution de l’encours des crédits. Après le recul d’octobre 2013 (125,7 milliards EUR), l’encours des crédits a progressé jusqu’à atteindre 126,8 milliards EUR en décembre 2013. Cette évolution cadre avec le redressement conjoncturel au cours du troisième trimestre de 2013.

Les chiffres pour le premier trimestre de 2014 détermineront si cette évolution sera durable, mais les premiers constats vont d’ores et déjà en ce sens. Il convient toutefois de tenir compte de l’impact qu’aura la loi financement des PME [3] sur l’accès au crédit pour les entrepreneurs.

Degré de refus au niveau le plus bas depuis 2009

En termes de degré de refus moyen, il faut remonter au quatrième trimestre de 2008 pour trouver un niveau inférieur à celui du quatrième trimestre de 2013. En moyenne, le degré de refus en 2013 se situe donc aussi sous le niveau de 2012.

“Des entreprises plus saines permettent un octroi de crédit plus sain. Les entreprises qui à leur tour investissent contribuent à la poursuite du redressement de l’économie. Le degré de refus bancaire très bas concernant les crédits aux entreprises indique que les banques continuent de remplir adéquatement leur mission de base, à savoir le financement de l’économie, et de donner pleinement leurs chances aux dossiers de crédit bien préparés”, déclare Michel Vermaerke.

Ces résultats s’inscrivent dans le prolongement de ceux de la Bank Lending Survey [4] de janvier 2014 – telle que réalisée par la Banque Centrale Européenne (BCE) – dans le cadre de laquelle les banques ont indiqué qu’elles avaient assoupli leurs conditions de crédit au cours du quatrième trimestre de 2013. Durant le premier trimestre de 2014, un léger assouplissement est encore attendu.

Niveau historiquement bas des coûts du crédit aux entreprises

En Belgique, le crédit aux entreprises continue en outre d’être octroyé à des taux très avantageux comptant parmi les plus faibles d’Europe. Pour toute l’année 2013, le taux d’intérêt pondéré moyen pour les nouveaux crédits a atteint 2,97%, contre 3,07% en 2012.

Cette tendance se poursuit, car en janvier 2014, le taux d’intérêt pondéré moyen était encore de 2,84%. Ce taux d’intérêt historiquement bas peut être un stimulant pour l’octroi de crédit aux entreprises.

“Les taux d’intérêt historiquement bas des crédits aux entreprises indiquent que la politique de taux bas de la BCE se traduit par du crédit bon marché qui à son tour stimule l’économie. Dans ce cadre, le crédit aux entreprises en Belgique est aussi notablement moins cher que dans les principaux pays voisins. Ceci offre à la Belgique un avantage concurrentiel", explique Michel Vermaerke.

La Belgique en Europe

Les chiffres les plus récents de la Banque Nationale de Belgique concernant la croissance des crédits aux entreprises montrent que la Belgique enregistre de meilleurs résultats sur le plan de l’octroi de crédit que la moyenne des pays de la zone euro. L’accès au crédit aux entreprises est donc en moyenne plus simple et moins onéreux en Belgique que dans le reste de l’UE.

Aperçu – graphiques

Encours des crédits

L’encours des crédits aux entreprises a atteint un sommet avec près de 129,4 milliards EUR fin avril 2013. Après un recul en octobre 2013 (125,8 milliards EUR), cette année s’est clôturée sur un encours total de 126,8 milliards EUR. Au total, l’encours des crédits aux entreprises a augmenté de 1,5 milliard EUR par rapport au niveau de fin 2012.

Les chiffres de la Banque Nationale de Belgique (BNB) indiquent aussi une évolution comparable et ont atteint en janvier 2014 un sommet (118,5 milliards EUR). Ce qui représente une hausse de quasiment 3 milliards EUR par rapport au creux de septembre 2013 (115,6 milliards EUR).

La différence entre les chiffres de Febelfin et ceux de la BNB s’explique par le fait que les enquêtes de Febelfin reprennent aussi les crédits d’engagement et les crédits aux indépendants, ce qui n’est pas le cas des chiffres de l’Observatoire de la BNB.        

Demandes de crédit : comparaison sur une base trimestrielle

Une comparaison par trimestre indique que le nombre de demandes de crédit au cours du quatrième trimestre de 2013 était supérieur au nombre atteint au cours du même trimestre de 2012 (+3,2%). Il faut remonter au premier trimestre de 2011 pour retrouver une telle évolution positive. En termes de montants aussi, on a observé une hausse par rapport au même trimestre de 2012 (+2,6%).

Cette évolution positive peut indiquer que les entreprises investissent à nouveau davantage et que la demande de crédit reprend en conséquence. L’évolution des investissements est une confirmation des prévisions du Bureau fédéral du Plan, à savoir une hausse des investissements de 2,5% en 2014.

 

Production de crédit : comparaison sur une base trimestrielle

Tout comme au cours du trimestre précédent, le nombre de crédits octroyés a été inférieur au cours du quatrième trimestre de 2013 au niveau de la période correspondante de 2012 (-4,5%). A cet égard, il convient de tenir compte de l’allongement de la durée des crédits ces dernières années, qui a forcément pour conséquence une baisse du rythme de l’octroi de nouveaux crédits.

Le montant des crédits octroyés en revanche a progressé fortement, soit de 10 %.

 

Degré de refus

En 2013, le degré de refus a baissé en fin d’année plus fortement qu’au cours des années précédentes. Le degré de refus se situe au niveau le plus faible depuis le dernier trimestre de 2008. Ceci confirme que les banques donnent toutes leurs chances à des dossiers de crédit bien préparés.

 

De plus amples informations

Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à prendre contact avec Thomas Van Rompuy, Chief of Staff de Febelfin (02 507 68 31 – vr@febelfin.be) ou Rodolphe De Pierpont (02 507 68 31 – rp@febelfin.be).

 

 


 

 

[1] Le Baromètre des crédits aux entreprises est basé sur une enquête trimestrielle auprès des principaux acteurs de marché du secteur bancaire.

[2] La différence entre les chiffres de Febelfin et ceux de la BNB s’explique par le fait que les enquêtes de Febelfin reprennent aussi les crédits d’engagement et les crédits aux indépendants, ce qui n’est pas le cas des chiffres de l’Observatoire de la BNB.

 

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